un dimanche matin au 19eme siecle ....

Tout le monde s'active sur un air de violon, la ruche entre en action alors que la ville s'étire des voiles du someil.
Les étals s'installent dans la bonne humeur et la franche rigolade. On se lance des boutades et se donne les dernières nouvelles. Les premiers clients arrivent, le but : rivaliser de magnifiques étalages, qui donnent envie, les papilles se reveillent !
On tente d'atirer le monde par des phrases lancées au hasard: "on y va, on y va m'sieurs dames".
Les odeurs se mélangent, on passe du poisson, au pain, puis de la viande aux légumes. Le violonniste joue toujours fébrilement, en accompagnant dans ses vrilles et trémollos, les chalans qui passent ....
Il y a une atmosphère particulière dans ce marché, tout le monde est détendu, on prend son temps; parfois on reconnais des tête connues, comme si Nantes d'un coup se réduisait à la taille d'un petit village...
On prend de la bonne chair et on se promet un festin ...
Talensac.
chroniques ordinaires : jour de marché. Fleur de Lune